Grâce aux mesures de soutien "corona" de la Flandre, une perte de 6,5 milliards du PIB a été évitée

Les indemnités d’un montant total de 1,9 milliard d'euros, accordées à plus de 190 000 entreprises, ont permis d'éviter une perte de 6,5 milliards d'euros du PIB, en Flandre. C'est ce qui ressort d'une étude commandée par la ministre flamande de l'économie Hilde Crevits (CD&V). L'aide a également atteint les entreprises les plus durement touchées, bien qu'au début de la crise, la prime corona ait temporairement entraîné une surcompensation.

En collaboration avec la KU Leuven et Vives, Technopolis Group a étudié l'effet des mesures de soutien économique pendant la crise du covid en 2020. Cette étude a été réalisée la demande de Hilde Crevits (CD&V), la ministre flamande de l'économie. Toutes les mesures de soutien de cette année-là ont été passées au crible.

La première mesure de soutien flamande, par exemple, était la prime corona. Il s'agissait d'une compensation forfaitaire pour ceux qui devaient fermer. Ceux qui ont pu travailler, mais qui ont subi de lourdes pertes de chiffre d'affaires, ont pu compter sur la prime de compensation. Puis est venue la prime de soutien et, depuis août 2020, le mécanisme de protection flamand, une mesure de soutien basée sur la perte de chiffre d'affaires.

Contraction de l'économie limitée à 6 %.

L'étude montre maintenant qu'au cours de la première année de la pandémie, 352 640 demandes de soutien ont été faites par 192 000 entrepreneurs. Le montant total des aides accordées s'élève à 1,89 milliard d'euros. Et ce soutien semble avoir porté ses fruits. En 2020, le produit intérieur brut flamand n'a reculé que de 6,1 %, alors que sans ces aides, nous aurions assisté à une contraction de 12,4 % du PIB en Flandre. De cette manière, le "coronasteun" a évité une perte du PIB de 6,5 milliards d'euros. Converti, cela signifie que 1 euro d'aide a permis d'économiser 3,5 euros de prospérité.

La ministre flamande de l'Economie et de l'Emploi,  Hilde Crevits (CD&V) réagit avec satisfaction : " La protection de ces nombreuses entreprises était nécessaire pendant les mois difficiles où les entrepreneurs ont été contraints de fermer ou de faire face à de lourdes restrictions d'exploitation. De cette manière, les faillites ont été évitées et nous avons pu soutenir notre économie. Grâce à cette étude, nous savons désormais avec certitude que nous avons évité une crise économique majeure et contribué au redressement rapide des entreprises concernées."

Un soutien aux entreprises les plus durement touchées

L'étude montre que sans soutien, une entreprise aurait connu, en moyenne, une croissance du chiffre d'affaires inférieure de 12 %, une croissance de la main-d'œuvre inférieure de 8 % et une croissance de la productivité inférieure de 9 %. Grâce à ce soutien, le nombre de faillites a également été freiné. Il apparaît aujourd'hui que la première mesure, à savoir la prime corona, a temporairement entraîné une surcompensation de certaines entreprises.

De manière générale, l'étude montre toutefois que l'aide a atteint les entreprises les plus durement touchées en termes de perte de chiffre d'affaires et d'emploi. Les secteurs qui ont le plus souffert des mesures Corona, tels que l'hôtellerie, le commerce de gros et de détail, ont également reçu le plus d'aides. En outre, la plupart des entrepreneurs ont utilisé l'aide aux fins prévues, à savoir pour couvrir les coûts fixes.

Les plus consultés