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La Flandre va passer en revue les pays d'origine pour les adoptions internationales

La Flandre passera désormais en revue toutes les collaborations possibles avec les pays concernés par l'adoption internationale d'enfants, a annoncé vendredi le ministre du Bien-être, Wouter Beke, quelques mois après une polémique sur de nombreuses fraudes et pratiques troubles en termes d'adoptions.

Ce "screening" des pays d'origine doit déterminer s'il est encore possible ou non de coopérer avec tel ou tel Etat. Dans certains cas, une visite de travail peut être requise.

Entre-temps, les procédures d'adoption en cours peuvent être poursuivies jusqu'à ce qu'une décision soit prise par le Centre flamand d'adoption (VCA), a précisé M. Beke (CD&V) dans un communiqué. 

Les débats en Flandre sur l'adoption d'enfants provenant d'autres pays avaient fait rage en septembre dernier, après la publication d'un rapport d'experts qui révélait que les adoptions internationales avaient donné lieu par le passé à de nombreuses fraudes et pratiques troubles, notamment avec l'Ethiopie.

Les experts avaient préconisé une "pause" de deux ans, une suggestion de Wouter Beke qui avait finalement été écartée par les partenaires de coalition, le CD&V, la N-VA et l'Open VLD.

Le VCA avait été chargé de revoir les procédures et ce nouveau cadre comprenant un screening selon six critères a été approuvé par le gouvernement flamand, a précisé le ministre. L'un de ces critères stipule que la Flandre ne coopèrera qu'avec les pays ayant ratifié la Convention de la Haye du 29 mai 1993, qui porte sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale.

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