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Anvers débourse 40 millions d’euros pour des repas sains dans les écoles

Toutes les écoles maternelles et primaires anversoises - qui accueillent un total de 65.000 enfants - pourront faire la demande d’un budget pour offrir à leurs élèves des repas équilibrés. Elles pourront choisir si elles veulent proposer un repas de midi sain, un petit-déjeuner complet, de la soupe et des tartines ou des en-cas de qualité. Elles pourront aussi déterminer si elles veulent demander une participation financière aux parents.

Une partie des enfants des écoles maternelles et primaires d’Anvers ne viennent pas en classe avec une boite à tartines remplie de choses saines. Nombre d’entre eux apportent de la nourriture de piètre qualité, comme des frites tièdes ou un bout de pizza froide, qui ne leur apportent pas l’énergie dont ils ont besoin pour bien travailler. La ville d’Anvers a donc décidé de débloquer 40 millions d’euros pour aider les écoles à y remédier.

Toutes les écoles maternelles et primaires pourront ainsi solliciter un budget leur permettant d’offrir à leurs élèves un repas complet. Le projet "Smakelijke School" (‘Ecole appétissante’ en français) a d’abord été testé pendant deux ans dans plusieurs établissements scolaires, avant d’être étendu à l’ensemble d’entre eux.

Chaque école pourra décider à quel type de repas elle consacre cet argent. Que ce soit pour un repas de midi sain, un petit-déjeuner complet ou des en-cas de qualité nutritive. Ce repas sain sera-il gratuit pour les enfants ?

"Chaque école peut décider si elle demande une contribution aux parents, si elle estime que le budget prévu par la ville - soit l’équivalent d’un euro par enfant - n’est pas suffisant. La ville ne veut pas en faire un projet gratuit, mais un projet accessible", précisait l’échevine anversoise de la Jeunesse et de l’Enseignement, Jinnie Beels (photo) sur les ondes de Radio 2.

Dès le 1er février 2022, les écoles pourront introduire une demande de budget. Si la demande est introduite en février ou mars prochains, elles pourront proposer le repas sain choisi dès la rentrée scolaire suivante. Les établissements scolaires sont encouragés à demander un budget, mais ne sont pas obligés de le faire.

"Il y a un problème à Anvers. Pas seulement de boite à tartines vides et de pauvreté. Mais les familles à un ou deux salaires n’ont souvent pas le temps de proposer un repas sain à leurs enfants. Nous voulons donc atteindre les 65.000 enfants des écoles maternelles et primaires. Plus il y aura d’écoles qui adhèrent au projet, plus il y aura d’enfants qui mangeront sainement".

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