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En 2020, la moitié des nouveau-nés avaient une mère d'origine ou de nationalité étrangère

La moitié des bébés nés l’an dernier avaient une mère de nationalité et d'origine belge, indique le Bureau fédéral du plan, qui se base sur les données de Statbel, l'office belge de statistiques. Près de 23% des nouveau-nés de 2020 avaient une mère belge d'origine étrangère et près de 25% une mère de nationalité étrangère.

Le nombre moyen d'enfants par femme en 2020 était de 1,54, mais il varie selon la nationalité et l'origine de la mère. Ainsi, les mères d'origine et de nationalité belge avaient en moyenne 1,38 enfant, les Belges d'origine étrangère 1,58 enfant et les femmes de nationalité étrangère 2,05.

"D'un point de vue historique, le nombre moyen de 1,54 enfant par femme, enregistré en 2020 pour l'ensemble de la population, est plutôt faible", commente le Bureau du plan. Le taux de fécondité est lié à l'âge des femmes, relève l'institution, et les personnes non belges sont plus représentées dans la tranche d'âge des 25-35 ans où les taux de fécondité les plus élevés sont observés.

Chez les Belges de souche et celles d'origine étrangère, "ce sont les groupes d'âge les plus âgés et les plus jeunes respectivement qui sont les plus représentés, précisément les groupes d'âge qui se caractérisent par les taux de fécondité les plus faibles". Les femmes de nationalité étrangère représentaient en 2020 16,5% de l'ensemble des femmes en âge de procréer mais 24,9% des naissances, ajoute le Bureau du plan.

Nouveau : données sur l’origine

C’est la première fois que l’on dispose en Belgique de statistiques de population qui analysent l’origine des citoyens, précise Marie Vandresse du Bureau du plan. On peut ainsi distinguer les Belges d’après leur origine - belge ou étrangère (dont la première nationalité enregistrée est étrangère ou qui possèdent un ou deux parent(s) dont la première nationalité enregistrée est étrangère) - et les non-Belges.

"Ce sont vraiment de nouvelles statistiques. Jusqu’à présent nous nous basions sur la nationalité actuelle. Nous examinons maintenant s’il n’est pas plus utile d’utiliser toujours à l’avenir l’origine dans nos analyses plutôt que simplement la nationalité", précisait Marie Vandresse.

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