VRT NWS a testé : la limite de concentration en C02 dans les transports bondés souvent dépassée

La concentration autorisée de CO2 - 900 ppm, soit parties par millions - dans les bus et les trams les plus fréquentés est régulièrement dépassée. C’est ce qu’a révélé un échantillon de tests réalisés dans les transports en commun par la VRT. Si des passagers contaminés au Covid-19 se trouvent dans ces bus et trams à concentration élevée de CO2, le risque de transmission du virus est accru. "Nous comptons sur le bon sens des gens", réagit la société flamande de transports De Lijn. "Si le bus est trop rempli, choisissez d’attendre quelques minutes supplémentaires à l’arrêt pour prendre le bus suivant".

Fin novembre/début décembre, les instigateurs de cet échantillonnage ont pris 46 fois le train, le tram, le métro ou le bus en pleines heures de pointe du matin et du soir à Bruxelles, Anvers, Hasselt et Diest. Le télétravail était déjà obligatoire pendant cette période (4 jours par semaine), mais les écoles maternelles et primaires étaient encore ouvertes. Il s’agissait bien d’un échantillon aléatoire dans les transports en commun et nullement d’une étude scientifique, souligne VRT NWS.

Alors que la limite de sécurité pour la concentration en CO2 a été placée à 900 ppm, les mesures étaient supérieures à celle-ci lors de 23 trajets en métro et en tram à Bruxelles et Anvers. Ce fut particulièrement le cas à Bruxelles, où le seuil a été dépassé 10 fois sur 14, dont deux fois au-dessus des 1.200 ppm.

À Anvers, la concentration en CO2 n'a dépassé les 900 ppm que deux fois sur neuf trajets. Cependant, une mesure record de 1.691 ppm y a été prise dans un tram bondé, dont les fenêtres étaient restées fermées.

Concernant le bus, la limite a été franchie sept fois sur les douze trajets effectués. Des valeurs supérieures à 1.100 ppm ont été atteintes à cinq reprises, avec des pics à 1.451, 1.525 et 1.643 ppm.

L’utilité des compteurs de CO2

Les appareils de mesure de la concentration de CO2 dans l’air jouent depuis quelques temps un rôle dans la lutte contre la propagation du coronavirus. Dans les classes d’écoles, les centres de fitness, les établissements Horeca, ils permettent de voir quand la concentration en CO2 atteint la limite autorisée et qu’il est temps d’aérer les lieux. En effet, plus l’air est saturé de CO2, plus grand est le risque de contamination au virus.

"La limite sure lors des mesures de CO2 a été fixée à 900 ppm, mais en fait il est conseillé de maintenir les concentrations aussi basses que possible, aussi proches que possible de la concentration à l’air libre, soit environ 450 ppm", précisait à VRT NWS Marianne Stranger de l’Institut flamand de recherche technologique (VITO).

Le gouvernement fédéral demande en tous cas de prendre des mesures de sécurité dès que le seuil de 900 ppm est atteint, comme ouvrir les fenêtres ou quitter la pièce.

Marianne Stranger n’est pas surprise que la concentration de CO2 dépasse les 900 ppm dans les transports en commun. "Cela devient dangereux si une personne contaminée est présente. Tout dépend aussi de la durée de sa présence dans le transport. Mais plus il y a de gens dans un bus ou un tram, plus grand est le risque qu’il y ait des personnes contaminées parmi elles. Le risque d’être contaminé est donc plus grand aux moments de grande affluence".

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