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Plus de test PCR pour les contacts asymptomatiques, et plus de quarantaine obligatoire pour les vaccinés

Dès le 10 janvier, il n'y aura plus de quarantaine obligatoire pour les personnes vaccinées contre la Covid-19, après un contact à haut risque avec une personne testée positive. Les ministres de la Santé des différents niveaux de pouvoir l'ont décidé mardi lors d'une CIM (Conférence interministérielle) Santé publique. Une condition importante : il ne doit pas s'écouler plus de cinq mois depuis que la personne a reçu sa dernière injection (c'est-à-dire un second vaccin ou un rappel). Ceux qui ne remplissent pas cette condition devront quand même observer une quarantaine.

 

Lundi, les différents ministres s'étaient déjà entretenus au sujet d'une actualisation des règles face à l'émergence du variant Omicron. La contagiosité de ce dernier menace d'encombrer excessivement les centres de test, laboratoires et centres d'appel, et de faire grimper l'absentéisme dans les entreprises. D'autres pays européens parmi lesquels la France ont déjà introduit des règles assouplies de quarantaine pour les personnes vaccinées ayant été en contact avec une personne positive au coronavirus.

Actuellement, un contact à haut risque entièrement vacciné et ne présentant pas de symptôme de la maladie doit rester en quarantaine jusqu'à l'obtention du résultat négatif d'un test PCR réalisé aux alentours du 5e jour après le contact problématique. Il a cependant la possibilité de sortir de quarantaine à partir du 4e jour s'il réalise quotidiennement un autotest négatif.

À partir du lundi 10 janvier, les règles changent :

  • Un des changements majeurs est que ceux qui ont eu un contact à haut risque (en général: plus d'un quart d'heure sans distance suffisante ni masque) avec une personne testée positive, mais qui ne présentent eux-mêmes aucun symptôme de la maladie, ne doivent plus subir de test PCR. Les autotests vont en revanche continuer de jouer un rôle dans les règles de quarantaine revues.
  • La quarantaine obligatoire après un contact à haut risque est abandonnée pour ceux qui sont asymptomatiques et ont reçu leur seconde dose de vaccin il y a moins de 5 mois, ont eu une dose booster, ou ont obtenu un certificat de rétablissement dans les 5 derniers mois. Pour les jeunes de 12 à 17 ans vaccinés, peu importe la date de la vaccination.
  • Pour les contacts à haut risque asymptomatiques qui n'entrent pas dans ces catégories, qu'ils soient "partiellement" vaccinés (vaccination d'il y a plus de 5 mois, sans booster) ou non-vaccinés, une quarantaine est maintenue: de 7 jours pour les premiers, de 10 jours pour les seconds. Après quelques jours (respectivement 4 et 7), ils peuvent sortir à condition de réaliser quotidiennement un autotest négatif.
  • Dans tous les cas, il reste essentiel dans les 10 jours suivant le contact de respecter scrupuleusement les gestes barrière et d'éviter les contacts avec les personnes vulnérables, car tout risque de contamination n'est pas écarté, insistent les ministres compétents.
  • Pour les personnes malades ou ayant été testées positives (par PCR ou test antigénique), et qui doivent donc se placer en isolement, il y a aussi du changement dès lundi: l'isolement passe de 10 à 7 jours pour les asymptomatiques et ceux qui ne présentent que de légères plaintes. Il faut par contre être exempt de fièvre depuis au moins 3 jours, et avoir vu son état s'améliorer, pour sortir d'isolement, et là aussi la prudence reste de mise. Jusqu'au jour 10, "toutes les activités pour lesquelles il est impossible de porter un masque (telles que manger avec d'autres personnes) ne sont pas autorisées", précisent les ministres de la Santé.
  • L'isolement reste plus long pour les personnes positives qui résident dans une maison de repos ou d'autres collectivités accueillant des personnes vulnérables: 10 jours (au lieu de 14 actuellement).

Des mesures demandées par les entreprises

Les entreprises avaient plaidé pour ce changement. Ce qui a été décidé mardi va "dans la bonne direction pour éviter une implosion complète du système de santé et de l'économie, sans toutefois éroder la lutte contre le variant Omicron", a réagi Pieter Timmermans, le CELO de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB). Les employeurs sont "soulagés", ajoute l'administrateur délégué du Voka Hans Maertens. 

"On craignait un arrêt dans de nombreux secteurs si les anciennes règles étaient maintenues dans les prochaines semaines", affirme-t-il. Agoria, la fédération des entreprises technologiques, indique elle aussi qu'il y avait une "augmentation massive des absences sur le lieu de travail et un risque élevé de paralysie de notre économie".

A noter que les tests sur le lieu de travail "sont abandonnés", communique la CIM. Pour les règles autour de l'école, des discussions sont prévues ce mercredi 5 janvier avec les ministres de l'Education

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