L'explosion d’un immeuble de Turnhout peut-être causée par la mauvaise installation d'une cuisinière à gaz

Une erreur dans l’installation d’une cuisinière à gaz est peut-être à l’origine de l’explosion meurtrière survenue dans un immeuble à appartements à Turnhout, dans la matinée du 31 décembre. C’est ce qui ressort des premières conclusions de l'enquête judiciaire, révélée ce mercredi. Le parquet d'Anvers a ouvert une enquête pour des faits potentiels d'homicides involontaires, coups et blessures involontaires et destruction de biens immobiliers par explosion ayant entraîné la mort dans un immeuble habité. Quatre personnes ont été tuées dans l'explosion et deux autres ont été sorties vivantes mais blessées des décombres.

Dans la nuit de lundi à mardi, des contrôles ont été effectués dans 11 autres endroits où il y avait également des situations potentiellement dangereuses.
L'explosion survenue dans la Boerenkrijglaan à Turnhout le vendredi matin 31 décembre 2021 a fait 4 morts. Elle concernait un couple âgé de 60 et 70 ans et un couple âgé de 72 et 79 ans. Deux autres personnes ont été blessés.

La cause de l'explosion n'était pas immédiatement identifiée, bien que les services d'urgence aient soupçonné qu'il pouvait s'agir d'une explosion de gaz.
Le parquet a ordonné à un juge d'instruction de mener une enquête judiciaire pour homicide involontaire, coups et blessures involontaires et destruction de biens par explosion dans un immeuble occupé ayant entraîné la mort.

Un expert en incendie a poursuivi l'examen de la scène avec les enquêteurs dimanche après-midi.
 

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Des contrôles sur 11 autres sites

Les informations en l'état actuel de l'enquête judiciaire ne permettant pas d'exclure la possibilité que l'explosion soit le résultat d'un problème technique dans l'installation externe d'une cuisinière au gaz, et afin d'exclure tout risque, des mesures immédiates ont été prises.

À la demande du parquet, la police a dressé une liste d'adresses où une situation potentiellement dangereuse pouvait également exister en raison d'un problème d'installation d'un feu de gaz.

Il s'agit de 11 sites à Anvers, Deurne, Wilrijk, Kontich et même à Schaerbeek, où des contrôles ont été effectués immédiatement dans la nuit de lundi à mardi par les zones de police locales en collaboration avec les pompiers et les entreprises d'utilité publique.
 

Matthias Diependaele a déposé des fleurs sur les lieux de l'explosion

Le ministre flamand du Logement, Matthias Diependaele (N-VA), s'est rendu mercredi matin sur les lieux de l'explosion meurtrière, survenue dans un immeuble à appartements à Turnhout, et y a déposé des fleurs.

"C'est une image de guerre comme nous n'avons pas l'habitude d'en voir en Flandre. Cela me touche", a déclaré le ministre, qui était accompagné du bourgmestre Paul Van Miert. Quatre personnes ont été tuées dans l'explosion et deux autres ont été sorties vivantes des décombres.

L'une des victimes a été piégée toute la journée et a été libérée dans la soirée. Elle est à l'hôpital mais se porte bien, a fait savoir le bourgmestre Van Miert.

De son côté, le ministre Diependaele a salué le travail de la ville, de la société de logement social et des services d'urgence : "La gestion de crise ici à Turnhout, aussi bien immédiatement après la catastrophe que quelques heures plus tard, s'est très bien déroulée. La société de logement De Ark a déjà réussi à donner à ces personnes la clé d'un nouveau logement social pour la semaine à venir".

A la question de savoir si la catastrophe aurait pu être évitée, le ministre Diependaele répond prudemment : "Je pense que nous, les politiques, devons faire preuve de retenue et ne pas donner l'illusion d'une sécurité parfaite. Nous devons lutter pour une sécurité absolue, mais cela ne peut pas être atteint. Ce qui est important, c'est qu'il n'y avait aucun problème structurel pour ce bâtiment. Nous le savons. Au cours des dernières décennies, nous avons beaucoup investi dans la qualité de vie dans les logements sociaux."

Néanmoins, des leçons doivent être tirées de la catastrophe de Turnhout pour l'ensemble de la Flandre, a estimé le ministre Diependaele. "Partout, il doit y avoir un plan tout prêt si quelque chose du genre se produit. En outre, le gouvernement flamand souhaite contribuer à fournir suffisamment de logements d'urgence."

Un ingénieur en stabilité est passé mercredi matin. Ses conclusions ne sont pas encore connues. Il a cherché à déterminer quelles parties du bâtiment sont complètement instables et lesquelles peuvent encore être accessibles, car les habitants aimeraient y récupérer certains effets personnels.

Fleurs et bougies continuent d'être déposées par des passants sur les lieux du drame.

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