Les congés scolaires des communes à facilités ne seront pas alignés sur ceux de la FWB

Le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA), n'a pas l'intention d'aligner les congés scolaires dans les communes flamandes de la périphérie bruxelloise à facilités linguistiques pour les francophones sur le nouveau calendrier prévu par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) à partir de septembre prochain.

En vertu de la réforme des rythmes scolaires décidée en FWB, la prochaine année scolaire débutera le 29 août 2022 pour s'achever le 7 juillet 2023 dans les écoles francophones. En compensation, les congés de Toussaint et de Carnaval seront portés à deux semaines.

En Flandre, pareille décision fait actuellement débat. Le ministre Weyts a demandé différents avis sur la question. Jeudi, une élue écologiste au Parlement flamand, Elisabeth Meuleman, a néanmoins suggéré à Ben Weyts d'appliquer à titre de projet-pilote le nouveau calendrier francophone dans les communes à facilités. Les Francophones y sont nombreux. L'idée n'a toutefois pas emballé Ben Weyts.

"Je respecte la décision prise du côté francophone. Mais, dans les communes à facilités, on suit le calendrier scolaire de la Communauté flamande. On ne va donc pas donner à ces écoles un statut encore plus à part. Nous n'en ferons pas une prolongation de la Communauté française en Flandre", a répliqué le ministre nationaliste.

La suggestion de l’écologiste a aussi mis le parti d’extrême droite Vlaams Belang sur les nerfs, qualifiant celle-ci de "pur délire". "Cela reviendrait à un 'Anschluss'" - en référence à l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie en 1938. « Vous réalisez ce que vous proposez là? Cela serait catastrophique pour la Flandre et c'est le rêve ultime des francophones", a lancé le député VB Jan Laeremans.

Dans la majorité, Jean-Jacques De Gucht (Open VLD) a toutefois estimé que la Flandre devait discuter "d’urgence" de l'organisation des vacances scolaires.

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