Thomas M. Barwick INC

L’absentéisme s’aggrave dans les entreprises à cause du variant omicron et des quarantaines

Absentéisme pour cause de maladie, de quarantaine ou d'isolement : les écoles ne sont pas les seules à être confrontées à ce problème. La vague omicron fait également des ravages dans les entreprises. Dans pas moins de 3 entreprises sur 4, des réductions de personnel commencent à affecter les opérations ou la production. L'appel est clair : il est grand temps que le gouvernement mette en place un plan d'urgence.

Selon la FEB, qui se base sur les chiffres de 120 petites et grandes entreprises de différents secteurs de notre économie, les taux d'absentéisme lié à une infection à la Covid-19 ou à une quarantaine ont augmenté pour atteindre 4,8% au cours de la deuxième semaine suivant les vacances de Noël.Dans pas moins de 3 entreprises sur 4, les réductions de personnel commencent à affecter les opérations ou la production. L'appel est clair : il est grand temps que le gouvernement mette en place un plan d'urgence.

L'absentéisme dans les entreprises, dû à la vague du variant Omicron du Sars-Cov-2, est en hausse dernièrement et va encore s'aggraver, avertit lundi la Fédération des entreprises de Belgique.

"Les secteurs de la construction (2,3%) et de la technologie (6,4%), en particulier, connaissent une nette augmentation. En outre, l'industrie alimentaire est toujours l'une des plus touchées par ce phénomène, avec 7,2% de son personnel indisponible. La situation est également très difficile dans l'industrie du textile, du bois et de l'ameublement (qui n'a réalisé sa première enquête que la semaine dernière). En moyenne, le taux d'absentéisme y est supérieur à 10% et dans certaines entreprises, plus d'un quart du personnel manque à l'appel", constate la FEB dans un communiqué.

Toujours selon les données qui sont remontées jusqu'à la FEB, trois quarts des entreprises subissent déjà les conséquences de ces absences sur leur production et leurs services.

Appel aux étudiants et aux demandeurs d’asile

"Le pic n'étant pas encore en vue, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour limiter l'impact sur les entreprises. L'accord entre les partenaires sociaux conclu à la fin de la semaine dernière et permettant de faire appel plus facilement aux étudiants, aux (pré-)pensionnés, aux demandeurs d'asile ou aux collaborateurs qui bénéficient d'un crédit-temps ou exercent un emploi de fin de carrière, arrive donc à point nommé", conclut le CEO de la FEB, Pieter Timmermans, appelant le gouvernement à mettre "en œuvre ces mesures rapidement, sans quoi elles interviendront irrémédiablement trop tard".

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