Nicolas Maeterlinck

Le parlement flamand approuve la prolongation de l'utilisation du Covid Safe Ticket

Comme les parlements bruxellois et wallon l’avaient déjà fait, le parlement flamand a donné son feu vert mercredi soir à la prolongation de l'utilisation du Covid Safe Ticket (CST), qui devait expirer à la fin du mois. Le décret adopté ne donne pas de date de fin précise, mais il lie celle-ci à la fin de l'"urgence épidémique" au niveau fédéral. Dès que cette situation d'urgence sera terminée, le CST pourra être enterré, ont affirmé les partis de la majorité N-VA, CD&V et Open VLD.

Le décret actuel relatif à l'application du CST en Flandre expire à la fin du mois de janvier. Selon les auteurs Katrien Schryvers (CD&V), Lorin Parys (N-VA) et Freya Saeys (Open VlLD, la cinquième vague actuelle rend nécessaire le maintien temporaire du CST.

Les auteurs ont souligné qu'il s'agissait d'une prolongation "temporaire". La durée de la prolongation est liée à la durée de l'"urgence épidémique", bien que le gouvernement flamand puisse décider d'intervenir plus tôt à tout moment. Les parlements bruxellois et wallon ont, eux, prolongé l’utilisation du CST jusqu’au 15 avril.

"Espérons que nous n’ayons plus besoin du Covid Safe Ticket dans quelques semaines déjà, parce que nous serons alors en phase jaune du baromètre", déclarait Lorin Parys (photo) ce mercredi.

Dans l'opposition, le Vlaams Belang et le PVDA ont voté contre l'extension du CST. Le chef de fraction du Vlaams Belang, Chris Janssens (photo), estime que cet instrument est "discriminatoire et qu’il restreint la liberté". Il juge également "incompréhensible et un vrai scandale" qu’il n’y ait pas eu un débat parlementaire de fond sur la prolongation de l’utilisation du CST.

Lise Vandecasteele (PVDA) estime pour sa part que le CST procure un "faux sentiment de sécurité" et qu’il n’y a pas d’arguments légitimes pour en prolonger l’usage.

Les plus consultés