Le Conseil supérieur de la Santé ne donne pas encore son feu vert au booster pour les mineurs

"Au stade actuel des connaissances, les évidences scientifiques soutenant l'administration d'une dose booster du vaccin contre le Covid-19 pour les enfants et les adolescents âgés de 12 à 17 ans, particulièrement dans le contexte d'Omicron, sont insuffisantes aux yeux du Conseil supérieur de la Santé". C’est l’avis rendu ce vendredi par le CSS. Il revient maintenant à la Taskforce Vaccination de décider si elle veut quand même rendre la 3e dose de vaccin accessible aux adolescents. Les organisateurs de vacances de ski s’inquiétaient cette semaine de ne pouvoir emmener des adolescents en Autriche et en Italie s’ils n’ont pas reçu une dose booster, comme l’exigent ces pays.

Le Conseil supérieur de la Santé (CSS) a décidé d'attendre la recommandation de l'Agence européenne du médicament (EMA) et des évidences scientifiques plus nombreuses avant de formuler une opinion, selon ce même avis. Il recommande aux autorités belges qu'elles "plaident avec insistance en faveur de l'harmonisation des règles relatives aux CST et à l'obligation de se vacciner contre le COVID-19 au niveau de l'Union européenne et au niveau mondial".

En attendant cette hypothétique uniformisation des règles, le CSS propose que les agences fédérale et européenne du médicament et la Task Force Vaccination belge prennent leurs responsabilités (au niveau de la sécurité) afin de rendre les doses booster disponibles (ou pas). Et cela pour toutes les personnes (enfants, adolescents, adultes) amenées à voyager ou souhaitant le faire en Europe et dans le monde, que ce soit pour des raisons familiales, de loisir ou professionnelles.

"Celles-ci doivent être dûment informées qu'il n'y a pas encore d'approbation de l'EMA", indique le CSS. Il passe le relais à l’Agence fédérale des médicaments et à la Taskforce Vaccination, indiquant qu’elles peuvent prendre la responsabilité de rendre le booster tout de même accessible aux adolescents. VRT NWS a appris que la Taskforce se réunira ce week-end pour réfléchir à cette éventualité et pouvoir proposer lundi une analyse. Sur base de celle-ci, les ministres de la Santé pourront prendre une décision.

Le ministre flamand de la Santé, Wouter Beke, a déclaré regretter que le CSS "se cache derrière l’Agence européenne du Médicament. Dans d’autres pays on a déjà pris la décision" de rendre le booster accessible aux enfants de 12 à 17 ans.

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