Hilde Crevits appelle les membres du CD&V à ne plus tenir de discussions internes sur la place publique

La vice-ministre-présidente flamande, Hilde Crevits, souhaite que les membres du CD&V évitent de tenir sur la place publique les discussions qui concernent la gestion du parti. Elle appelle les chrétiens-démocrates flamands à serrer les rangs. "Dans un café où l'on se dispute, il n'entre pas de nouveaux clients", a-t-elle déclaré lundi lors de l'émission matinale De Ochtend de Radio 1 (VRT). 

Le président élu en 2019, Joachim Coens, a annoncé vendredi sa démission après un sondage qui donnait à son parti 8,7% des intentions de vote, un score qui en ferait le plus petit parti de Flandre.

Au lendemain de cette annonce, le secrétaire d’Etat Sammy Mahdi, concurrent de Joachim Coens en 2019, a fait savoir qu'il serait candidat à la présidence du CD&V. Il a déjà reçu le soutien du vice-Premier ministre Vincent Van Peteghem et de l'ancien député et président des seniors du parti, Eric Van Rompuy.

Le fils du président sortant, Felix Coens, s'est également exprimé durant le week-end. Il estime que l'on ne peut faire porter la responsabilité d'un sondage sur une seule personne. "Alors que le parti recule depuis des années, certains pensent, après avoir occupé pendant plus de dix ans les plus hauts postes, que c'est la faute du président qui n'a pas pu terminer son mandat", a-t-il dit.

Nécessité d’un changement en profondeur

"Le succès a toujours beaucoup de pères et de mères, mais cela s'applique aussi à la défaite, elle est collective", a pour sa part souligné Hilde Crevits sur les ondes de Radio 1. 

La ministre flamande espère que Sammy Mahdi recevra un large soutien lors de l'élection du nouveau président. C'est ensuite qu'il faudra écrire l'avenir du parti et décider si l'équipe en place aux différents niveaux de pouvoir doit ou non être revue, estime-t-elle.

En attendant, elle attend du parti et de ses membres qu'ils fassent montre d'unité. Hilde Crevits vise les commentaires anonymes de ses coreligionnaires que l'on peut lire dans les journaux.  "Une équipe peut marquer des points si tout le monde regarde dans la même direction, et sur ce point, il y a du travail", a-t-elle ajouté. "A partir du moment où tout ce qu'on peut lire dans les journaux tourne autour des personnes et plus sur ce qui nous occupe au quotidien, on sent que cela doit changer en profondeur".

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