Variole du singe : un isolement de 21 jours pour les personnes contaminées

Les personnes contaminées par le virus de la variole du singe doivent passer 21 jours en isolement. Cette décision a été prise lors de la consultation du groupe d'experts "Risk Assessment Group" (RAG), selon l'Agence flamande des Soins et de la Santé. Les contacts à risque ne doivent pas être isolés, mais ils doivent effectuer une autosurveillance pour identifier les symptômes. Une campagne de sensibilisation sera également organisée à l'intention des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes ainsi qu’auprès des personnes ayant de multiples partenaires sexuels.

Jusqu'à présent, on dénombre deux cas confirmés du virus de la variole du singe dans notre pays. Le partenaire de l'un de ces deux patients présente également des symptômes, mais il n'a pas encore été officiellement confirmé qu'il s'agit du virus de la variole du singe. Il existe un lien entre les deux cas confirmés : la VRT a appris qu'il s'agit de personnes ayant assisté au festival fétichiste Darklands à Anvers.

Les personnes infectées doivent être isolées pendant 21 jours car le virus a une longue période d'incubation. Les contacts à haut risque ne doivent pas être isolés, mais doivent se surveiller pour détecter les symptômes. Les contacts à haut risque comprennent les colocataires, les partenaires sexuels, les personnes avec lesquelles il y a eu des contacts étroits et le personnel de santé qui a pris soin du patient. Le RAG (Risk Assessment Group) conseille également aux contacts à haut risque d'être très prudents avec les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes et les enfants.

Une campagne de sensibilisation sera également menée, en particulier auprès des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, car le virus circule dans ce groupe. À cette fin, Zorg en Gezondheid collaborera avec le centre d'expertise Sensoa. Les personnes qui ont des contacts sexuels multiples sont également invitées à être vigilantes.

Par exemple, il y aura une sensibilisation supplémentaire lors de la Belgian Pride Parade samedi à Bruxelles. Par le biais des réseaux sociaux et sur des écrans géants, un appel sera lancé pour demander de consulter un médecin en cas de symptômes.
 

Van Ranst : "Il n'y a aucune raison de penser que d'autres personnes ne seront pas contaminées"

Le fait que, dans plusieurs pays, le virus ait été identifié pour la première fois chez des hommes homosexuels ne signifie pas qu'ils sont plus sensibles. Il est possible qu'ils soient simplement testés plus rapidement. "Il est plus fréquent chez eux maintenant, mais il n'y a aucune raison pour que ce virus soit spécifiquement chez eux", déclare le virologue Marc Van Ranst. "Je ne pense pas que cela restera comme ça longtemps. Il n'y a aucune raison de supposer que d'autres personnes ne seront pas contaminées. Nous ne devons pas commettre l'erreur qui a été faite avec le SIDA".

Le virus de la variole du singe est une infection virale qui se produit principalement en Afrique occidentale et centrale. Les premiers symptômes sont la fièvre, les maux de tête, les douleurs musculaires, les frissons et l'épuisement. Une éruption cutanée peut se développer, commençant souvent sur le visage et s'étendant ensuite à d'autres parties du corps.

Le virus était apparu au début du mois au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Suède, au Canada et aux États-Unis. Le GCR est composé d'experts des différentes administrations des régions, de l'institut de santé Sciensano et de l'institut de médecine tropicale.
 

http://www.cdc.gov/ncidod/eid/vol7no3/hutin.htm CDC – Yvan J.F. Hutin, et al. <u>Outbreak of Human Monkeypox, Democratic Repub

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