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Accueil de la petite enfance : l’ancien ministre Wouter Beke mis sur le grill par les députés flamands

L' ex-ministre flamand du Bien-être, Wouter Beke (CD&V), a été mis sur le grill lundi en commission d'enquête du Parlement flamand consacrée à l'accueil de la petite enfance. Beke a dû faire face à de nombreuses critiques sur sa gestion du dossier de la crèche 't Sloeberhuisje, trop tardive ou trop faible selon certains. 

L’ancien ministre était le dernier à être interrogé en séance publique dans le cadre de cette commission d'enquête, créée à la suite de la mort d'un bébé de 6 mois, décédé du syndrome du bébé secoué après un appel de la crèche 't Sloeberhuisje, située à Mariakerke (Gand). Cette affaire a ouvert les yeux de l'opinion publique sur certains cas de crèches et accueils d'enfants jugés problématiques.  

Une "pleine confiance" en son administration

Dans sa déclaration introductive, l'ancien ministre a indiqué qu'il estimait devoir pouvoir s'appuyer sur son administration dans le suivi de dossiers individuels. Mais les députés se sont montrés critiques, aussi bien dans les rangs de l'opposition que dans ceux de la majorité. 

Freya Saeys (Open VLD) s'est demandée si le ministre n'avait pas placé une confiance exagérée en l'agence flamande Opgroeien, dont l'audition de responsables vendredi passé était "catastrophique" selon elle. Opgroeien est la coupole qui chapeaute entre autres Kind en Gezin, l'équivalent flamand de l'ONE. 

L'ex-ministre s'est défendu en indiquant avoir agi une fois qu'il était apparu qu'il y avait potentiellement déjà eu des problèmes par le passé à la crèche 't Sloeberhuisje. Il a ainsi demandé un audit, par exemple, et a décidé de rencontrer l'administration responsable deux fois par semaine. Mais il faisait en effet "pleine confiance" à son administration. "Je ne saurais pas comment fonctionner autrement, comme ministre".  

"Trop peu de vérifications"

Wouter Beke a toutefois admis avoir dû constater que certaines choses n'étaient "pas ok" une fois qu'il s'est plongé dans le dossier 't Sloeberhuisje. "Nous avons peut-être fait un double check ou triple check de trop peu". 

L’ex-ministre a aussi estimé que la pandémie avait joué un rôle, réclamant "beaucoup d'énergie" de l'administration, à laquelle il ne souhaite pas jeter la première pierre. 

Des élus se sont interrogés sur le nombre de suspensions de permis pour les crèches, qui semble augmenter, ce qui indiquerait que l'administration a bien décidé d'agir de manière plus stricte, malgré les dénégations d'une responsable. Il y a eu en 2020 six retraits ou suspensions de permis, 19 en 2021 et 14 cette année, selon l'ex-ministre. 

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