VKA

Le gouvernement flamand veut créer davantage de places d’accueil pour les réfugiés ukrainiens

La Flandre accueille actuellement plus de 15 000 réfugiés ukrainiens, chez l'habitant, via les communes ou les villages d’urgence de containeurs d'Anvers et de Malines. Il reste encore plus de 10 000 places d'accueil disponibles. Néanmoins, les ministres flamands compétents, Bart Somers (Open VLD) et Mathias Diependaele (N-VA), veulent réexaminer l'accueil pour les six prochains mois. "Les mois d'été approchent et certaines familles cherchent à présent une autre solution", a déclaré le ministre Bart Somers.

L'Association des villes et communes flamandes a tiré la sonnette d’alarme. De plus en plus de familles d'accueil indiquent que l'accueil des réfugiés ukrainiens est devenu intenable. Il y a plusieurs raisons à cela. "Parfois simplement parce que cela ne fonctionne plus ou pour des raisons de vie privée, mais le plus souvent parce que nous devons passer à une solution plus durable", a déclaré Nathalie Debast dans l’émission "De ochtend" sur Radio 1 (VRT). "À l'approche de l'été, il est important de prévoir rapidement des lieux d'accueil alternatifs."

En outre, l’accueil prend déjà plus de temps que prévu. À l'origine, elle devait durer trois mois, mais cette période a maintenant expiré. Nathalie Debast insiste pour que l’on trouve une solution structurelle et durable.

La limite est atteinte

Pourtant, il n'y a pas de problème à court terme. Il reste encore plus de 10 000 places d'accueil disponibles. Bien que le gouvernement flamand voit également la nécessité d'agir rapidement. "Certains des Ukrainiens qui sont actuellement hébergés dans des familles devront bientôt aller ailleurs. L'accueil par les familles atteint ses limites or de plus, des Ukrainiens arrivent chaque jour dans notre pays", déclarent les ministres compétents Bart Somers (Open VLD) et Mathias Diependaele (N-VA).

Les deux ministres comprennent que les familles flamandes n’envisagent pas l'accueil pour une période plus longue. "De nombreuses personnes ont ouvert non seulement leurs maisons mais aussi leurs cœurs, durant des mois et nous comprenons qu'elles disent maintenant que c'est aux autres d'assumer leur responsabilité".
 

L'objectif reste d'arriver à 30 000 places

La manière de créer des lieux d'accueil durables n'est pas encore claire. Vendredi, le Conseil des ministres prendra une décision à ce sujet. L'objectif visé par le gouvernement flamand reste de 30 000 places d'accueil. Bien que ce soit moins chez l’habitant et plus à travers les communes et dans un ou plusieurs villages d'urgence supplémentaires.

Il y a encore des places, mais ce ne sera pas toujours le cas lorsqu'il y aura un grand besoin", déclare le ministre flamand du logement Matthias Diependaele (N-VA). "Dans certaines communes, il y a effectivement une pression supplémentaire", déclare le ministre Somers (Open VLD). "Là, je conseille aux bourgmestres de prendre contact avec les gouverneurs, qui peuvent aider à trouver des solutions avec les communes voisines."

Concrètement, nous examinons maintenant comment les places existantes peuvent être développées et comment les autorités locales peuvent être davantage soutenues pour assurer cet accueil. Il s'agira d'un véritable exercice d'équilibre, car tout a un coût, bien entendu. "Les villages d'urgence ne sont pas la solution la moins chère, mais s'il n'y a pas d'autre moyen, nous regarderons également dans cette direction", déclare le ministre Diependaele. Le Conseil des ministres flamand devrait prendre ses décisions vendredi.
 

Les plus consultés