Se sentant menacée, une accompagnatrice interdit à 200 jeunes de monter dans un train à Malines

Une accompagnatrice de la SNCB a empêché un groupe de jeunes, qui voulaient se rendre à Bruxelles, de monter dans le train à la gare de Malines-Nekkerspoel parce qu'elle se sentait menacée. Elle va déposer plainte auprès de la police des chemins de fer. Selon la SNCB, les jeunes auraient refusé de faire contrôler leur titre de transport. "Une situation que l'accompagnatrice a jugé intimidante". Les jeunes ont pu rentrer chez eux avec un prochain train sans aucun problème.

"Un groupe de 200 jeunes qui voulait prendre le train pour Bruxelles après une visite au parc de sports et de loisirs De Nekker à Malines (Anvers) n’a pas pu monter à bord", a précisé le porte-parole de la zone de police de Malines-Willebroek, Dirk Van de Sande. "Ils se sont présentés à la gare de Nekkerspoel, vers 20h30."

Selon Dirk Van de Sande, l’accompagnatrice du train Anvers-Bruxelles qui faisait un arrêt à Malines a jugé que ces jeunes ne pouvaient pas monter. " Elle s'est sentie menacée et a refermé les portes du train. Pour les menaces qu'elle a ressenties, elle va déposer plainte auprès des collègues de la police des chemins de fer à Bruxelles."

Intimidation ou agression ?

Dirk Van de Sande refuse d’en dire plus sur la nature des menaces. "Ce n'étaient pas des menaces physiques, mais ce sont des menaces qu'elle a ressenties. En outre, on ne peut rien dire de la plainte, l'enquête devra révéler ce qui s'est passé exactement. L'incident doit encore être consigné dans un rapport officiel." 

A la SNCB, on parle d’un "cas d'intimidation. Le train arrêté son parcours mercredi en gare de Malines-Nekkerspoel parce que l'accompagnatrice s'est sentie menacée", déclare Bart Crols de la SNCB.

D'après certains informations certains jeunes auraient refusé de présenter leur titre de transport. Lors du trajet aller, entre Bruxelles et Malines, des problèmes avec des voyageurs sans billet s'étaient déjà posés plus tôt dans la journée. 

Lorsque la police locale de Malines-Willebroek est arrivée sur place, elle n'a pas dû intervenir, explique-t-il. "Nous nous sommes renseignés sur l'heure d'arrivée du prochain train et l'avons communiquée aux jeunes passagers", a poursuivi Dirk Van de Sande, porte-parole de la police. "Ils ont alors également pu partir vers Bruxelles."

Émeutes et bagarres

Le parc de loisir De Nekker vient de mettre en place des mesures plus strictes en réponse à un certain nombre d'émeutes et d’incidents. La vente de billets en ligne avec identification sera obligatoire, la capacité maximale sera réduite à 300 visiteurs et il y aura une restriction pour les grands groupes.

"Des mesures qui s'appliquent au domaine lui-même", précise Dirk Van de Sande. "Mais pour arriver là-bas, les jeunes utilisent les transports en commun. Il faudra examiner comment les groupes plus importants pourront être transportés de Malines à leur lieu de résidence."


 

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