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Les syndicats de Brussels Airlines menacent de nouvelles actions "dans un futur proche"

Les syndicats de la compagnie aérienne belge ont menacé ce lundi la direction de nouvelles actions du personnel dans un "futur proche", alors que vient de se terminer une grève de trois jours des pilotes, des stewards et des hôtesses. Ils dénoncent l'attitude de l'entreprise, qui souhaite repousser le débat sur la charge de travail à la fin du mois d’août alors qu'eux demandent à reprendre la discussion aussi vite que possible, étant donné l'urgence. Dans ce contexte, CNE/ACV Puls, Setca/BBTK et CGSLB/ACLVB annoncent ne pas pouvoir garantir la paix sociale dans l'immédiat.

Les syndicats annoncent avoir reçu ce lundi une proposition de reprise des négociations le 22 août. "La direction veut suspendre les négociations pendant les vacances", dénonce Paul Buekenhout, du syndicat chrétien flamand ACV Puls, qualifiant cette attitude de "gifle" à la figure des travailleurs. Une réunion direction-syndicats était pourtant prévue ce mercredi 29 juin. L'entreprise affirme toutefois qu'elle ne sera pas en mesure de trouver des solutions d'ici là, expliquent les syndicats.

"Il s'agit d'une énième manœuvre pour passer l'été avec les lourds horaires de travail du personnel navigant", abonde Olivier Van Camp, du syndicat socialiste. "C'est inacceptable pour nous. Nous exigeons des solutions pour juillet, août et septembre".

Alors que d'autres compagnies aériennes telles que Lufthansa, Swiss, KLM et Air France, qui sont elles-mêmes confrontées à des pénuries de personnel, résolvent ce problème en annulant des vols, Brussels Airlines est seulement disposé à examiner cette possibilité pour le mois d'août, sans donner aucune garantie, fustige encore le représentant du Setca/BBTK. Les pilotes et le personnel de cabine de Brussels Airlines ont fait grève la semaine dernière, de jeudi à samedi. Au total, 316 vols ont dû être annulés en raison de la grève, ce qui a affecté quelque 40.000 passagers.

En marge de cette action, les représentants des travailleurs avaient envoyé une lettre ouverte au patron de la compagnie, l'Allemand Peter Gerber, en lui demandant un entretien le plus rapidement possible. Celui-ci n'est donc disposé à les rencontrer qu'à partir du 22 août, fulminent les trois syndicats. "Un CEO qui ne prend pas le temps d'écouter les besoins de son personnel n'est pas digne de ce nom", assènent-ils. "Nous constatons qu'après un an de négociations, d'actions ludiques et un total de quatre jours de grève, la direction de Brussels Airlines persiste dans sa colère et refuse de faire quoi que ce soit concernant les conditions de travail de ses collaborateurs, mettant ainsi en danger la sécurité de ses passagers", concluent les organisations syndicales. "Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons pas garantir la paix sociale dans un avenir proche."

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