Les plus de 65 ans et les personnes à risque devraient recevoir une 4e dose de vaccin

Le Conseil supérieur de la santé (CSS) a établi sa liste de recommandations pour la prochaine campagne vaccinale anti-covid. Selon ces recommandations, la quatrième dose devrait être administrée en priorité aux personnes de 65 ans et plus, aux professionnels du secteur des soins de santé et aux cohabitants de personnes à risque, au maximum à la fin du mois de septembre. La conférence interministérielle (CIM) santé prévue mercredi devrait permettre de dégager un calendrier plus précis.

Dans sa proposition d'opérationnalisation de la Task Force vaccination, le CSS stipule que les invitations à la vaccination devraient être envoyées au début du mois de septembre 2022 (au plus tard mi-septembre) avec une vaccination des groupes à risque avant le mois d'octobre, et une vaccination avant novembre pour les autres groupes moins prioritaires.

Pour la réalisation de ce calendrier, il est important de tenir compte des intervalles entre les différentes doses. Ainsi, un délai de minimum trois mois (idéalement six) entre le premier et le deuxième booster est nécessaire, sauf, encore une fois pour les personnes à risque. Ces dernières devraient bénéficier d'un calendrier adapté pour être sûres d'être protégées à l'automne/hiver si elles ont été vaccinées plus tard que les autres au printemps.
 

Groupes prioritaires

Le CSS a "réparti" la population par degrés de priorité pour cette prochaine campagne de vaccination. Les primovaccinations accompagnées du 1er booster sont estimées hautement prioritaires pour tous les adultes, ainsi que les enfants et adolescents jugés "à risques de formes sévères de la maladie". Concernant la 4e dose, les personnes de 65 ans et plus ou en maisons de repos, les immunodéprimés, les femmes enceintes et les personnes présentant au moins une comorbidité sont également prioritaires.

Les personnes entre 50 et 64 ans avec des facteurs de risque comme l'obésité ou encore le tabagisme sont sujettes à une "recommandation positive" en tant que "priorité intermédiaire". Toutes les autres personnes jugées en bonne santé, sont considérées comme une "priorité faible" et n'entreraient potentiellement pas, selon le CSS, dans les recommandations d'une 4e dose.

Par rapport aux vaccins qui devraient être utilisés pour cette nouvelle série de vaccination, le CSS précise que "les vaccins adaptés devraient être administrés en priorité aux groupes cibles les plus à risque de développer des formes sévères de la maladie si des volumes limités étaient disponibles au lancement de la campagne d'automne". Cependant, le Conseil supérieur de la santé rappelle qu'en cas d'absence de ces vaccins spécifiques, les "vaccins ARNm non-adaptés ont démontré leur efficacité dans les vagues épidémiques précédentes et restent une excellente option en dose de rappel."
 

Plus de 2 millions de personnes concernées

Actuellement en Belgique, 206.000 personnes immunodpérimées ont été vaccinées entre février et juillet 2022 et 330.000 devraient recevoir leur dose supplémentaire entre septembre et octobre. Environ 378.000 personnes de 65 ans et plus ont été vaccinées entre mai et juillet 2022, elles devraient être 2.077.000 à recevoir une quatrième dose lors de cette campagne de rappel.

Au niveau des soins de santé, 460.000 personnes sont concernées par cette nouvelle dose. Les 50-64 ans représentent 1.820.000 doses à administrer, alors que les 18-50 ans sont 2.900.000. Les premiers boosters pour les plus de 12 ans représentent 1.700.000 personnes dans le pays.
 

Hilde Crevits favorable à ce 2e rappel

La décision définitive sur la stratégie de vaccination d'ici l'automne sera prise mercredi, après la consultation des différents ministres de la santé du pays. En général, cinq ministres participent à ces réunions.

La ministre flamande de la santé Hilde Crevits (CD&V), est déjà encline à suivre la proposition de recommander le deuxième rappel à toutes les personnes de plus de 65 ans et de le proposer à tous les adultes qui souhaitent se faire vacciner à nouveau.
 

Pour moi, la sécurité passe avant tout. Les personnes vulnérables doivent avoir la possibilité de recevoir ce rappel.
Hilde Crevits

"Pour moi, la sécurité passe avant tout. Les personnes vulnérables, par exemple, doivent avoir la possibilité de se faire vacciner avec un deuxième rappel", déclare Hilde Crevits, qui ajoute qu'il est d'usage de suivre les conseils du Conseil Supérieur de la Santé et de la Task Force Vaccination.

Une autre question est de savoir si les centres de vaccination sont prêts pour cela, pour une campagne d'une telle ampleur. "Nous, en tant que gouvernement flamand, avons mis de côté des ressources pour cela, pour le moment où cela serait nécessaire", répond Hilde Crevits. "Nous devons maintenant contacter les centres pour voir comment l'organiser au mieux. Selon les propositions des experts, il est préférable de commencer début septembre."

 

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