Jasper Jacobs

Lotus va préparer des spéculoos aussi en Thaïlande

L’entreprise Lotus Bakeries, installée à Lembeke près de Kaprijke (Flandre orientale), compte ouvrir en 2026 une usine en Thaïlande afin d'y produire ses spéculoos. Ils seront rebaptisés Biscoff et vendus en Asie et Océanie, annonce le fabricant de biscuits flamand. Deux cents personnes devraient être employées dans cette nouvelle usine.

La région Asie-Pacifique n'a cessé de gagner en importance pour le groupe belge depuis quelques années, et le potentiel de croissance y est encore important, indique Lotus. "Quinze pourcents des biscuits spéculoos que nous produisons actuellement sont exportés vers l’Asie", précise l’administrateur-délégué Jan Boone. "Il s’agit de gros volumes et cela nous parait plus écologique et économique de produire sur place". Lotus a donc choisi un terrain en Thaïlande.

La nouvelle implantation permettra au producteur de "répondre plus rapidement aux opportunités régionales", tout en réduisant ses coûts de transport. La Thaïlande a été choisie pour sa position centrale, pour l'importance de son industrie alimentaire, ainsi que sa réglementation et son coût du travail. "Grâce à la position centrale du pays, nous pouvons facilement desservir le reste de l’Asie et même l’Australie et la Nouvelle-Zélande. La Chine est le marché qui croit le plus rapidement pour Lotus", précisait Jan Boone.

Il devrait y avoir trois ou quatre lignes de production dans l’usine thaïlandaise. Le projet sera officiellement sur les rails dans les prochains mois, dès que le terrain choisi pour abriter l'usine aura été acquis. Sur base du calendrier établi, la première ligne devrait être opérationnelle en 2026.

Lotus produit aussi déjà des spéculoos en Caroline du Nord depuis 2019. Jan Boone se veut rassurant pour le personnel de Lembeke, qui ne doit pas s’inquiéter pour son emploi. "La production reste garantie et à terme nous voulons même encore l’étendre. En Flandre orientale nous fabriquerons les biscuits pur l’Europe et le Proche Orient. Depuis dix ans, notre production croit chaque année de 10%. La production qui sera déplacée vers l’Asie aura donc peu d’impact sur le travail à Lembeke".

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