Bataljon Artillerie Brasschaat

Les intrusions sur le champ de tir Groot Schietveld seront poursuivies pénalement

Chaque semaine, des dizaines de personnes continuent de s'introduire sur le champ de tir militaire de Groot Schietveld, en province anversoise, pour s'y promener ou y jouer, en dépit des campagnes de sensibilisation rappelant l'interdiction de pénétrer dans cette zone militaire. C’est en effet très dangereux, en raison des exercices de tir et de munitions qui peuvent avoir été laissées sur le terrain. Désormais, chaque intrusion sera traitée comme une infraction pénale. Le responsable du site contactera la police chaque fois qu'une personne sera prise en défaut, afin qu'un rapport officiel puisse être établi, ont annoncé ce lundi les autorités militaires et la police.

Le Groot Schietveld, qui se trouve sur le territoire de Brasschaat, Brecht et Wuustwezel (province d'Anvers), est une zone interdite aux civils. Comme l’indiquent notamment des panneaux avec une tête de mort, des drapeaux rouges et des barrières aux entrées du terrain. Le bataillon qui y est basé souligne qu'il s'agit d'une zone de tir active, que des munitions non explosées y sont stockées et que des exercices militaires y ont lieu.

A cela s'ajoute le risque d'incendie. Le 23 avril 2021, un grave incendie s'était produit sur le site à Brecht. Selon la ministère de la Défense et la police, depuis l'éclatement de la crise du coronavirus, beaucoup de personnes aiment s'y promener. Des mouvements de jeunesse s'y rendent également. "Nous avons lancé des campagnes de sensibilisation à plusieurs reprises pour faire prendre conscience aux gens des dangers du champ de tir", explique le lieutenant-colonel Erik Verstraelen. "Malheureusement, nous constatons que la situation ne s'est pas améliorée. Rien qu'au cours des deux dernières semaines, nous avons enregistré plus de 142 violations, dont un incendie volontaire."

Images d'intrus sur le terrain militaire
Bataljon Artillerie Brasschaat

Depuis 2020, il existe un protocole entre les autorités militaires et les zones de police locales pour faire face ensemble aux intrus. Cette mesure sera désormais strictement appliquée en contactant la police pour chaque empiètement. "Nous nous rendrons alors sur les lieux, juste en dehors de la zone militaire, pour identifier les personnes en question et dresser un procès-verbal", a expliqué Peter Verdonck, de la zone de police de Brasschaat.

D’ici la fin de cette année, le domaine devrait normalement être entièrement protégé par une clôture.

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