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Canicule : la Dodentocht raccourcie de 100 à 65 km, pour la première fois en 53 ans

L'organisation de la "marche de la mort" à Bornem - une classique passant par la province anversoise, la Flandre orientale et le Brabant flamand qui met en compétition des milliers de participants dans une marche nocturne de 100 kilomètres - a pour la première fois raccourci le parcours, qui fera exceptionnellement 65 kilomètres en raison de la chaleur annoncée pour la fin de cette semaine (maxima autour de 35 degrés). Une décision prise en concertation avec la commune de Bornem, la police et les pompiers et que salue la Croix Rouge.

La course doit avoir lieu vendredi, il s'agira de sa 53e édition. Les températures élevées annoncées rendent dangereuse la marche sur l'entièreté du parcours. Principalement parce que les températures seront insupportables à partir de 13h, surtout pour les participants qui auront déjà parcouru une longue distance à ce moment-là.

Pour la première fois en 53 ans, les organisateurs ont donc décidé de maintenir l’événement mais d’en raccourcir la longueur de 35%. Le service public fédéral de Santé publique indique comprendre la déception de beaucoup de marcheurs bien entrainés, mais estime qu’il faut tenir compte de l’ensemble des participants, y compris ceux qui sont moins bien entrainés à pareille épreuve physique.

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Le SPF Santé publique a imposé que la course termine à 13h, avant la plus grosse chaleur, faute de l’annuler complètement. Les organisateurs ne pouvaient donc qu’en réduire le parcours. Ils prévoient aussi des distributions supplémentaires d’eau sur le parcours et des postes de contrôle avec distribution gratuite de crème solaire et des zones d’ombre.

"Nous devons veiller à ce que la Dodentocht reste un événement digne et pas une épreuve qui fait des morts", soulignait Marcel Van der Auwera du SPF Santé publique. Quelque 13.000 marcheurs et joggeurs se sont à nouveau inscrits. C’est la limite autorisée par les organisateurs.

La Croix Rouge salue la décision du ministère de la Santé publique. "Il vaut mieux éviter de faire de gros efforts physiques par des températures aussi élevées. C’est évidemment différent pour chaque individu, en fonction de la façon dont il supporte la chaleur et il est entrainé. Mais en réduisant le parcours, nous courrons moins de risques", soulignait Joachim Deman, porte-parole de la Croix Rouge de Flandre. Celle-ci est toujours largement sollicitée pour soigner des marcheurs lors de la Dodentocht.

Belga Images

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