La première édition du Doel Festival de techno obtient un permis définitif

La commune de Beveren, en Flandre orientale, a octroyé un permis définitif pour la première édition du Doel Festival, annonçait ce jeudi l'organisation de l'événement. Celui-ci se tiendra les 17 et 18 septembre dans le village de polders réputé pour son patrimoine nucléaire. Un village qui a presque été rayé de la carte à cause de l’extension du port anversois. Mais le gouvernement flamand en analyse actuellement les possibilités de reconstruction. Des habitants de Doel sont inquiets face à l’organisation d’un festival de musique et ont décidé de porter plainte en justice.

Le week-end de festival à Doel mettra à l'honneur la musique électronique avec notamment 808 Bantou, Adi, Ceephax Acid Crew (live), Fais Le Beau & Viera, Lil Lawaw, Orion (live), Shifted, Dyed Soundorom & Evan Baggs, Kim Kenis ou encore XDB. "Ne vous attendez pas à des scènes gigantesques, des feux d'artifice et des animations accessoires", prévient l'organisation.

"Doel Festival restera délibérément un festival à petite échelle avec une production simple et de qualité qui s'intègre parfaitement à l'architecture unique de la commune." Des tickets en réduction "early birds" sont disponibles sur le site du festival à partir de 57 euros pour le billet à la journée et 91 euros pour l'ensemble du week-end.

"Cette première édition de Doel Festival sera le point de départ positif d'une grande histoire, avec le magnifique village des polders de Doel dans le rôle principal", espère l'organisation.

Mobilité et sécurité ?

Mais un certain nombre d’habitants de Doel s’opposent depuis quelques temps déjà au nouveau festival de musique techno. Ils craignent de nombreuses nuisances. Quelque 10.000 festivaliers sont en effet attendus ce qui engendrerait des problèmes de circulation. La commune de Beveren ayant donné le feu vert aux organisateurs, ces citoyens ont annoncé porter plainte en justice.

La commune de Beveren (à laquelle est rattaché Doel) souligne que les organisateurs du festival ont élaboré un bon plan de mobilité, avec des bus-navettes et suffisamment de places de parking pour les visiteurs. Les organisateurs assumeront aussi une partie des frais de police, afin que suffisamment de policiers puissent patrouiller Ils ont aussi prévu des agents de sécurité. "La police et les pompiers ont bien examiné notre plan de sécurité et de mobilité", indiquait à Radio 2 l’organisateur Gilles De Decker. "Nous avons tenu compte des remarques des opposants au projet. S’ils vont en justice, le tribunal devra décider si le permis est légal ou pas".

"Il ne nous reste rien d’autre à faire que d’aller en justice", estimait de son côté Jan Creve du groupe d’action Doel 2020. "Dommage que l’administration communale n’écoute pas les habitants. Doel est un village fragile, qui contient une série d’éléments historiques. Je ne comprends pas que l’on ignore nos craintes".

L’organisateur Gilles De Decker promet de "sensibiliser suffisamment les festivaliers. D’ailleurs il y a à Doel aussi beaucoup de personnes favorables au festival. Il ne se tiendra pas dans la zone habitée, mais justement loin des maisons. Il n’aura lieu que dans les rues inhabitées".

L'extension du port anversois avait provoqué un exode de la plupart des habitants et vu les maisons se délabrer, à tel point que le village fantôme n’abritant plus que quelques dizaines de citoyens est devenu une attraction pour les curieux.

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