Sciensano estime que le pic de cas de variole du singe est atteint

A la date du 15 août, 624 cas d'infection par la variole du singe avaient été comptabilisés en Belgique, indiquent des connées de l’Institut de santé publique Sciensano. Seule une femme a été contaminée à ce jour dans notre pays.

La plupart des contaminations (54%) ont été détectées en Flandre, tandis qu'un peu plus d'un tiers (36%) a été observées à Bruxelles et 10% en Wallonie. Presque tous les patients (96%) présentaient des lésions cutanées. Environ 66% souffraient également de symptômes plus généraux, tels que de la fièvre et un malaise général. Un tiers (34%) souffrait de gonflement des ganglions lymphatiques.

Vingt-neuf personnes ont été hospitalisées, mais pour 21 d'entre elles c'était en raison du traitement. Trois ont été admises à l'hôpital parce que leur isolement à domicile n'était pas possible. Aucun décès n'a été rapporté dans notre pays, contre douze décès dans le reste du monde.

D’après le docteur Koen Blot de Sciensano, le pic de contaminations a été atteint. "Le nombre de nouveaux cas de variole du singe semble se stabiliser autour de 75 par semaine. Au niveau international, il semblerait qu’une évolution semblable soit en cours. Dans un certain nombre de pays, on constate même une diminution du nombre de nouveaux cas par semaine. Nous devons bien garder l’évolution à l’oeil”.

Toujours selon Koen Blot, il n’y a pas de grand changement par rapport à la façon dont le virus se transmet. "Dans 93% des cas, cela se passe via un contact sexuel, pratiquement toujours entre deux hommes. Ces dernières semaines, les contaminations ont eu lieu surtout dans la sphère privée, alors qu’au début elles avaient lieu à la suite d’un contact sexuel entre des gens qui s’étaient rencontrées à un événement".

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