Nicolas Maeterlinck

Sécheresse : les divers secteurs doivent communiquer leur potentiel d'économie d'eau

S'il ne pleut pas suffisamment au cours des prochaines semaines en Flandre, la Région envisage des mesures plus strictes dès septembre afin de réduire la consommation d'eau. Dans cette perspective, une concertation a déjà commencé avec les divers secteurs - comme l’agriculture, l’industrie ou la construction - sur ce qu'ils pourraient réaliser comme économie. C’est ce qu’indiquait ce jeudi le porte-parole de la VMM, l'Agence flamande pour l'environnement, Bernard De Potter, à l'issue d'une nouvelle réunion de la Commission sécheresse.

Cette Commission se réunit chaque semaine et regroupe des gestionnaires, des sociétés de distribution d'eau potable, Aquafin (traitement des eaux usées) et les gouverneurs de provinces. Désormais, les différents secteurs et gouvernements seront invités à communiquer les mesures qu'ils prennent pour limiter leur consommation d'eau. "Afin que nous puissions nous inspirer les uns les autres et encourager les économies. Ces temps de pénurie d'eau nécessitent un effort et une solidarité de chacun", indique la Commission sécheresse.

La situation semblait critique ce jeudi. "Tous les indicateurs hydrologiques et météo le démontrent. Les pluies des dernières heures et celles à venir ne vont pas suffire à reconstituer les niveaux des cours d'eau de façon significative. En outre, une poursuite de la baisse des niveaux et des débits n'est pas à exclure", estime la Commission sécheresse.

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Pas de pénurie d’eau potable en vue

Il n'y a néanmoins aucun problème à craindre pour ce qui est de la fourniture en eau potable, même à moyen terme et même si la vigilance est accrue. La Commission sécheresse continue de réitérer ses conseils, aux secteurs, aux gouvernements et aux citoyens, pour "réduire au maximum" leur consommation d'eau.

Pour l'instant, on s'en tiendra à ce conseil, mais s'il ne pleut pas beaucoup ou s'il n'est pas prévu qu'il pleuve suffisamment dans les prochaines semaines, des mesures plus sévères ne seront pas à exclure, admet Bernard De Potter.

"Début septembre sera un point critique", dit-il. Des mesures plus drastiques seront alors possibles, si la situation météorologique ne change pas. Ces mesures pourraient être, par exemple, une interdiction générale de captation pour l'agriculture et l'industrie, et l'interdiction des usages non essentiels de l'eau, par exemple pour laver les voitures ou alimenter les fontaines publiques.

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