On estime que 1,14 million de Belges sont atteints de diabète de type 2 or un tiers d'entre eux l’ignorent

C'est ce que révèlent les chiffres de la Ligue flamande contre le diabète (Diabetes Liga), qui tire aussi la sonnette d'alarme. Le diabète de type 2 - également appelé  diabète non insulinodépendant (DNID) ou diabète gras - est une maladie sous-estimée qui peut entraîner des problèmes rénaux, la cécité et une insuffisance cardiaque. C'est pourquoi la Ligue contre le diabète invite toutes les personnes âgées de plus de 45 ans à évaluer leur risque via le site Gezondheidskompas du gouvernement flamand.

Les chiffres du diabète sont inquiétants", déclare Arnout Wouters, directeur général de la Diabetes Liga. "D'après les données les plus récentes de Sciensano, on peut estimer que 1,14 million de Belges souffrent de diabète de type 2. En outre, nous supposons qu'un Belge sur trois souffrant de diabète de type 2 ignore qu'il est atteint de cette maladie. Elle n'est souvent découverte qu'en raison d'autres problèmes."

"Le diabète de type 2 est un problème latent. Le manque d'activité physique et une alimentation malsaine font que de plus en plus de personnes, même à un plus jeune âge, se voient diagnostiquer ce type de diabète."

Un diagnostic précoce est crucial

Selon Arnout Wouters, le diabète de type 2 est particulièrement dangereux s'il n'est pas traité ou mal traité. "Si il est détecté à temps, vous pouvez adapter votre mode de vie et votre régime alimentaire. Les médicaments peuvent également aider. Mais si cela n'est pas fait, cela peut entraîner de graves complications, comme une insuffisance cardiaque, une insuffisance rénale, la cécité et l'amputation d'un membre."

Il souligne également que les complications résultant du diabète de type 2 coûtent cher à la sécurité sociale. "Aujourd'hui, le traitement du diabète et des problèmes qui en découlent coûte 5,82 milliards d'euros à la Sécurité sociale. 94 % de cette somme sont consacrés au traitement des complications, 6 % seulement aux médicaments. Investir dans la prévention peut donc signifier des gains énormes pour la société."

Un contrôle annuel est conseillé pour les personnes à risque

Selon la Ligue contre le diabète, de nombreuses personnes courent un risque accru de développer un diabète de type 2. "Par exemple, on dit qu'un quart des personnes de plus de 45 ans sont à risque", ajoute Arnout Wouters.

Les personnes qui souhaitent connaître leur risque de développer un diabète de type 2 peuvent remplir la Gezondheidskompas (boussole de la santé). Il s'agit d'un outil en ligne du gouvernement flamand.

"Une personne sur trois qui remplit le questionnaire s'avère avoir un risque accru de diabète de type 2. Nous conseillons à ces personnes d'effectuer un contrôle annuel auprès de leur médecin généraliste."

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