Nouvelle enquête sur un trafic d’être humains, cette fois chez des sous-traitants de BASF

La justice enquête sur de possibles faits de trafic d'êtres humains parmi les sous-traitants du groupe chimique BASF, a confirmé jeudi l'auditorat du travail de Gand. Au total, 53 travailleurs philippins sans-papiers étaient employés.

À la suite de l'affaire d'exploitation économique sur un chantier de Borealis, une agence de recrutement d'Izegem aurait tenté d'embaucher des travailleurs parmi les victimes. Ces travailleurs philippins n'avaient pas de permis de travail, mais Transcend Jobs leur aurait néanmoins trouvé un emploi par l'intermédiaire de l'un de ses clients.

Neuf personnes auraient ainsi été détachées par une société de titres-services du Limbourg pour travailler comme soudeurs et monteurs de tuyaux pour BASF à Anvers. 

Faux numéros de registre national

Sur la base de ces informations, les services d'inspection ont procédé à des contrôles durant la seconde moitié du mois d'août. Au total, 44 autres travailleurs philippins étaient actifs sur le chantier. Les victimes n'avaient pas non plus de permis de travail, mais cela aurait visiblement été contourné en utilisant de faux numéros de registre national.

L'auditorat du travail de Gand a saisi un juge d'instruction pour des faits de traite des êtres humains, de travail illégal et de travail au noir. L'enquête se concentre sur les activités de Transcend Jobs et les personnes impliquées dans cette société. "C'est maintenant au juge d'instruction de faire éclater la vérité", a déclaré l'auditeur du travail Filiep De Ketelaere. Il n'y a actuellement eu aucune arrestation dans cette affaire.

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