Transactions pénales pour dix prévenus dans l'opération "Mains propres" du football belge

Dix des prévenus impliqués dans l'"Opération Zéro" - le dossier de fraude présumée dans le football belge, également appelé "Mains propres" - ont conclu des transactions pénales avec le parquet fédéral, rapportent ce jeudi les quotidiens De Tijd et Le Soir. Celles-ci devaient être soumises pour homologation à la Chambre des mises en accusation d'Anvers dans le courant de la journée. Elles concerneraient des grosses pointures du Club Brugeois - Bart Verhaeghe et Vincent Mannaert -, mais aussi Michel Louwagie manager de La Gantoise et l’ancien administrateur délégué du Racing Genk, Patrick Janssens.

Fin 2018, la police et le parquet menaient diverses perquisitions dans le cadre d’une enquête sur des pratiques de blanchiment d’argent, de corruption et de matchs truqués dans le monde du football belge. Des entraineurs et des clubs auraient payé de l’argent (noir) pour des transferts de joueurs. Des agents de joueurs auraient aussi été impliqués dans la corruption d’arbitres, pour influencer des matchs de football.

L’une des figures-clef dans l’enquête est l’agent de joueurs Dejan Veljkovic. Il a conclu un accord avec la justice, approuvé en novembre 2021 par la Chambre des mises en accusations : en échange d’une réduction de peine il livre des informations en tant que repenti. Dans un reportage réalisé par l’émission "Pano" (VRT), Veljkovic expliquait comment 30 millions d’euros sont passés par ses mains pour des constructions obscures.

Cette bombe a donné lieu à l’opération "Mains propres" et 57 suspects se trouvent dans le collimateur de la justice - des agents de joueurs jusqu’à des directeurs de clubs, en passant par le président de la Fédération royale belge de football. Dix des prévenus ont conclu des transactions pénales avec le parquet, ce qui veut dire qu’ils ne seront pas poursuivis, en échange d’un aveu de culpabilité et d’une amende. A condition d’une approbation de la Chambre des mises en accusations d’Anvers.

L'audience se tiendra à huis clos. Les bénéficiaires et les montants de ces accords n'ont pas été dévoilés. Les autres protagonistes pourraient être renvoyés devant la juridiction d'appel. Les noms de près de 200 autres personnes apparaissent également dans cette opération "Mains propres", elles sont soupçonnées d'avoir frauduleusement perçu de l'argent et devront vraisemblablement s'expliquer avec l'administration fiscale.

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