"La forêt n'est pas un supermarché": pourquoi la cueillette de champignons est interdite en Flandre

Qui dit automne dit champignons… Cette année les forêts et les bois sont particulièrement bien fournis. En Flandre, il n’est toutefois pas permis de les cueillir. Cette interdiction est liée à une volonté de respecter la biodiversité, mais aussi à une question de santé publique.

Alors qu’en Wallonie, il est permis d’emporter l’équivalent d’un seau de 10 litres de champignons pour consommation personnelle, la cueillette est interdite en Flandre.

"La cueillette en soi n’est pas une catastrophe pour les champignons", explique Wim Veraghtert de l’association flamande Natuurpunt. "Certaines études démontrent qu’il n’y a pas vraiment de problèmes, tant qu’on ne remue pas le sol. C’est lié au fait que la plus grande partie du champignon, le mycélium, se trouve sous terre".

De nombreux insectes sont totalement dépendants des champignons. Sans eux, ils ne survivraient pas

Wim Veraghtert - Natuurpunt

Wim Veraghtert soutient cependant l’interdiction de cueillir les champignons. "Leur place est dans la nature. Le bois n’est pas un supermarché dans lequel on peut tout simplement se servir", défend-il.

La cueillette a également des conséquences pour les animaux. "Pour eux, les champignons constituent une source importante de nourriture, surtout avant l’arrivée de l’hiver. Wim Veraghtert soutient cependant l’interdiction de cueillir les champignons. "Leur place est dans la nature. Le bois n’est pas un supermarché dans lequel on peut tout simplement se servir", défend-il.

La cueillette a également des conséquences pour les animaux. "Pour eux, les champignons constituent une source importante de nourriture, surtout avant l’arrivée de l’hiver. De nombreux insectes sont par ailleurs totalement dépendants des champignons. Sans eux, ils ne survivraient pas", explique-t-il encore.

Autre souci : les cueilleurs s’aventurent régulièrement hors des sentiers pour y trouver les meilleurs exemplaires. "Ils piétinent ainsi tout l’écosystème et chamboulent le terrain. Cette perturbation du sol est d’ailleurs bien plus grave que la cueillette en soi car on détruit beaucoup de choses sur son passage", souligne Wim Veraghtert.
", explique-t-il encore.

Autre souci : les cueilleurs s’aventurent régulièrement hors des sentiers pour y trouver les meilleurs exemplaires. "Ils piétinent ainsi tout l’écosystème et chamboulent le terrain. Cette perturbation du sol est d’ailleurs bien plus grave que la cueillette en soi car on détruit beaucoup de choses sur son passage", souligne Wim Veraghtert.

Un réel danger pour la santé

Autre problème majeur : il est souvent très difficile de reconnaître un champignon comestible d’une espèce qui ne l’est pas. Chaque année, le Centre Antipoison reçoit ainsi entre 300 et 400 signalements pour empoisonnement lié à la consommation d’un champignon.

Les premiers symptômes d’un empoisonnement apparaissent généralement quelques heures après avoir mangé le champignon. Il s’agit souvent de nausées ou d’attaques de panique. D’après Patrick De Cock, du Centre Antipoison, les victimes sont souvent des enfants. En 1982 et en 1995, les champignons ont fait deux victimes mortelles en Belgique. "Le danger vient justement du fait qu’on réagit souvent trop tard", souligne-t-il.   

Pour éviter tout accident, le Centre a développé une brochure. De précieuses informations liées aux champignons se retrouvent également sur son site internet.

De très nombreux animaux se nourrissent de champignons.
La plus grande partie du champignon, le mycélium, se trouve sous terre. Kichigin

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