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Une photo récente du professeur Djalali, prise par un codétenu en prison, en Iran

Les Affaires étrangères multiplient les efforts diplomatiques pour obtenir la libération du professeur Djalali emprisonné depuis 10 ans en Iran

Depuis dix ans, Vida Mehrannia, l’épouse du professeur suédo-iranien Ahmadreza Djalali, exhorte les responsables politiques belges, suédois et européens à maintenir la pression sur le gouvernement iranien pour obtenir la libération de son mari. Celui-ci a notamment été professeur invité à la VUB. Mercredi, Vida Mehrannia a rencontré le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot. Elle a ensuite accordé une interview à VRT NWS (en anglais).

Anne François Inge Vrancken
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Ahmadreza Djalali est un universitaire, médecin et chercheur suédo-iranien spécialisé en médecine d'urgence et de catastrophe. Il est professeur invité à l'Université Libre néerlandophone de Bruxelles (VUB). Il a été arrêté en avril 2016 lors d'un voyage de travail en Iran. L'année suivante, il était condamné à mort pour espionnage et complicité dans la mort de deux experts nucléaires iraniens. Depuis lors, le professeur est incarcéré en Iran, et sa santé continue de se détériorer.

Lors de l’interview accordée à VRT NWS, Vida Mehrannia montrait à la journaliste Inge Vrancken une photo de son mari, visiblement amaigri, prise par un codétenu : "Cela me brise le cœur de le voir comme cela", disait-elle. "Je ne peux pas montrer cette photo à mes enfants."

Lors des récentes frappes aériennes par les Etats-Unis et Israël sur l’Iran, aucun contact n’a pu être établi avec le professeur prisonnier, mais vendredi dernier Mehrannia a réussi à parler à son mari : "Il manque de nourriture et d’eau. Les gardiens ont fermé les cellules et sont partis, craignant pour leur propre vie avec les bombardements".

Ahmadreza Djalali a indiqué à son épouse que les exécutions se multiplient en Iran, malgré la guerre. Il craint que l’heure de son exécution puisse arriver.

Amnesty International se dit très préoccupée

Wies De Graeve d’Amnesty International Flandre, qui accompagnait l’épouse du professeur Djalali lors de son entrevue avec le ministre Prévot, affirme qu’au moins 18 personnes ont été exécutées ces derniers jours en Iran. "Vu la rapidité des exécutions, les personnes arrêtées lors des manifestations antigouvernementales de janvier, qui ont été violemment réprimées, n’ont certainement pas bénéficié d’une procédure judiciaire régulière. La peine de mort est utilisée comme un instrument de répression."

Pendant la guerre entre Israël et l’Iran, avec l’implication des États-Unis, qui a duré du 13 au 24 juin 2025, et les suites qui en ont découlé, le professeur Djalali avait déjà craint d’être exécuté. Pendant trois mois, sa femme est alors restée sans nouvelles de lui, ne sachant pas s’il était encore en vie.

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Terzake a pu parler à Bruxelles à l'épouse du professeur Djalali

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