La ministre flamande de l’Intérieur, Hilde Crevits, débloque un budget total de 2,4 millions d’euros à répartir entre 49 administrations locales pour les aider à renforcer leur lutte contre la radicalisation violente et la polarisation néfaste. Grâce à ces fonds, les villes et les communes pourront développer des actions ciblées, estime la ministre.
Un budget de 50.000 euros alloué à 49 administrations locales pour renforcer la lutte contre la radicalisation et une polarisation toxique
"Nos administrations locales sont proches des citoyens et sont souvent les premières à déceler les signes de polarisation ou de radicalisation", explique la ministre flamande de l'Intérieur. "Grâce à cet investissement de 2,4 millions d'euros, nous donnons à 49 villes et communes les moyens d'intervenir de manière ciblée, d'offrir aux citoyens de nouvelles perspectives et de prévenir toute escalade."
"Car, dans un contexte géopolitique aussi turbulent que celui que nous connaissons aujourd'hui, il est essentiel de rester vigilant", souligne Hilde Crevits.
Ces derniers mois, les collectivités locales ont pu s'engager de leur propre gré dans la prévention de la radicalisation violente, de l'extrémisme, du terrorisme et des polarisations néfastes.
Sélection sur avis de l'Ocam
Les villes et communes prioritaires pour l’octroi d’un soutien financier ont été sélectionnées sur la base des recommandations et des données de l'Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) et de ses partenaires. Chaque administration locale ou regroupement d’administrations locales bénéficiera d'un soutien de 50.000 euros.
Grâce à ce financement, les entités locales pourront mettre en œuvre des actions ciblées, telles que le renforcement des opérations de leur Cellule locale intégrée de sécurité pour la radicalisation – une plateforme de consultation multidisciplinaire pilotée par le bourgmestre et visant à détecter de façon précoce et à suivre des signes de radicalisation violente, d’extrémisme et de terrorisme.
Ces entités locales pourront aussi développer des réseaux locaux avec la police, l'enseignement et les services sociaux, notamment, afin de détecter plus rapidement les signes avant-coureurs et accompagner des personnes radicalisées vers le désengagement. Elles pourront également former du personnel supplémentaire, soutenir les écoles et les associations dans l’éventualité de tensions, et organiser des initiatives renforçant la cohésion sociale.
Ce soutien financier supplémentaire est réparti sur l'ensemble de la Flandre, le Limbourg étant en tête avec 15 administrations locales bénéficiaires. Dans le Brabant flamand, 11 villes ou communes reçoivent un soutien, les Flandres orientale et occidentale ont chacune 9 administrations locales bénéficiaires. Dans la province d'Anvers, 5 administrations locales peuvent compter sur ce soutien.
