L'opposition à la Chambre a pu réunir mardi les cinquante députés nécessaires pour envoyer au Conseil d'État des amendements au projet de loi sur la réforme des pensions, l'un des chantiers majeurs de la coalition Arizona.
Le projet de loi sur la réforme des pensions renvoyé au Conseil d'État
Le PS, le Vlaams Belang, le PTB, les écologistes et DéFI ont soutenu le renvoi. Anders estime en revanche qu'il est temps de passer au débat parlementaire. La réforme des pensions devait normalement être examinée ce mardi à la Chambre, mais ce débat a également été reporté. Pour solliciter l’avis du Conseil d’État, le soutien de 50 députés était nécessaire. Au final, 54 parlementaires ont voté en faveur de cette demande. Seul le parti d’opposition Les Engagés n’a pas soutenu la requête visant à obtenir un avis complémentaire.
La réforme des pensions constitue l’une des principales mesures de l’accord de gouvernement de l’exécutif dirigé par Bart De Wever. Son entrée en vigueur reste prévue pour 2027. Malgré ce nouveau retard, cette échéance n’est pas immédiatement menacée.
Le gouvernement s'en tient à sa formule de l'indexation plafonnée
Le gouvernement De Wever s'en tient à la formule de plafonnement de l'index, ou l'"index centime", qui se trouve dans la loi-programme, a fait savoir mardi le ministre des Affaires sociales, Frank Vandenbroucke (Vooruit), en séance plénière de la Chambre. La formule de rechange proposée par les partenaires sociaux ne permet de rencontrer les objectifs budgétaires poursuivis et crée des discriminations entre travailleurs que l'équipe De Wever ne peut pas accepter.
La Chambre a repris l'examen de la loi-programme déjà plusieurs fois reporté en raison du renvoi du texte au Conseil d'État obtenu par l'opposition. Une des raisons de la fronde parlementaire est le refus de prendre en compte la proposition alternative de révision de l'indexation soutenue dans une rare unanimité par les patrons et les syndicats.
