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La demande d'enquête sur des achats d’armes anti-drones rejetée

L'Audit fédéral interne (FAI) a refusé d'enquêter sur l'achat effectué en urgence par le gouvernement fédéral d'armes anti-drones pour la Défense. L'organe d'audit des services publics ne se sent pas suffisamment à l'aise avec les dossiers d'achats militaires, écrit lundi De Morgen.

Eric Steffens Belga
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Dans une réaction envoyée par courriel au journal, la directrice du service, Kathleen Meganck", confirme simplement que le FAI "a jugé ne pas pouvoir répondre favorablement à la requête du ministère de la Défense", sans préciser les raisons de ce choix. L'Audit fédéral interne peut refuser une demande "lorsque la nature de la mission et la charge de travail qu'elle entraîne" ne sont pas gérables pour le service.

Après un reportage critique de l'émission Pano de la VRT sur le plan anti-drones adopté en urgence à la fin de l'année passée, le ministre de la Défense, Theo Francken (N-VA), avait promis une enquête indépendante sur d'éventuels dysfonctionnements lors de ces achats d'un montant de 50 millions d'euros. Il avait ainsi promis une "transparence totale".

À la suite de la diffusion du reportage, les socialistes flamands de Vooruit avaient annoncé bloquer les nouveaux achats militaires effectués par le gouvernement fédéral tant qu'un audit ne ferait pas la lumière sur les circonstances des achats controversés.

Le PS déposera jeudi en séance plénière de la Chambre une motion demandant à la Cour des comptes de mener un audit sur l'achat en urgence de matériel anti-drones. "Quand on engage des milliards d'euros d'argent public dans des achats militaires, le minimum est de garantir un contrôle indépendant, rigoureux et crédible. Aujourd'hui, même les services d'audit reconnaissent ne pas avoir les moyens d'enquêter. C'est extrêmement préoccupant. Le Parlement ne peut pas fermer les yeux sur des achats entourés de doutes et faisant déjà l'objet d'une enquête judiciaire. La transparence et le contrôle démocratique doivent accompagner chaque euro dépensé", a expliqué le député Christophe Lacroix.

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