Le gouvernement belge a salué ce lundi l'annonce d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran. Notre pays se dit prêt à contribuer au rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz. Le Premier ministre Bart De Wever a néanmoins souligné à la Chambre que de nombreuses questions demeurent, notamment concernant le programme nucléaire iranien et les conditions de la participation belge à une mission internationale dans le détroit d'Ormuz.
Négociations de paix entre l'Iran et les USA : la Belgique prête à contribuer au rétablissement du trafic dans le détroit d'Ormuz
"La Belgique accueille chaleureusement l'annonce du mémorandum d'accord entre les États-Unis et l'Iran, visant à garantir la paix, y compris au Liban. Nous saluons les efforts intenses du Pakistan, du Qatar et de tous les autres médiateurs pour parvenir à ce résultat", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot, sur les réseaux sociaux.
"Nous espérons une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, avec une liberté de navigation inconditionnelle et sans restriction. Nous sommes prêts à contribuer à la mise en œuvre de cet objectif", a-t-il ajouté.
À la fin du mois de mai, le chasseur de mines Primula de la Marine belge a quitté le port de Zeebruges pour se rendre en Méditerranée dans le cadre d'une flotte permanente de l'Otan. Il pourra être déployé pour permettre à la Belgique "de prendre ses responsabilités dans le détroit d'Ormuz si nécessaire", avait alors indiqué le ministre de la Défense, Theo Francken.
"La poursuite de la participation belge reste subordonnée à une décision politique formelle et requiert une base juridique solide conforme au droit international, ainsi que des accords clairs sur le mandat et une clarté suffisante concernant les conditions de sécurité", a déclaré Bart De Wever à la Chambre concernant l’accord de paix annoncé par les Etats-Unis.
Quant au chef de la diplomatie belge, il a également exprimé son souhait de changements en Iran. "Cet accord doit marquer le début d'une nouvelle ère pour la région. Il doit également marquer le début d'une nouvelle ère en Iran. Une ère sans programme nucléaire, où les autorités seront à l'écoute des aspirations démocratiques légitimes de leurs citoyens", a souligné Maxime Prévot.
