Dans le prolongement de la vague de chaleur que vient de traverser la Belgique, la ministre flamande de l'Énergie, Melissa Depraetere, se dit disposée à ouvrir une concertation avec les autorités locales à propos de l'interdiction d'installer des climatiseurs fixes dans les logements sociaux en Flandre. Selon la ministre socialiste, cette interdiction est souvent motivée par des nuisances sonores potentielles, mais la technologie a évolué, déclarait-elle ce mercredi au Parlement flamand, en réponse aux questions de Nadia Naji (Groen), Mieke Claes (N-VA) et Gaby Colebunders (PVDA-PTB).
L'installation de climatiseurs dans les logements sociaux en Flandre sera-t-elle autorisée ?
Avec la vague de chaleur de la semaine dernière, le débat s'est également intensifié à propos de l'isolation thermique insuffisante de nombreux logements sociaux. Nombre d'entre eux sont anciens, mal isolés et souvent dépourvus de protection solaire ou de systèmes de ventilation suffisants. De ce fait, ce sont souvent les locataires les plus vulnérables qui souffrent le plus du stress thermique.
Par ailleurs, le fait qu'il soit souvent interdit aux locataires de logements sociaux d'installer un appareil fixe pour produire de l’air conditionné, même lorsqu'ils sont prêts à en assumer eux-mêmes les coûts, fait également débat.
Les députés Nadia Naji et Gaby Colebunders ont exhorté la ministre Depraetere à s'attaquer à ce problème. "L'installation de protections et de la climatisation sont des interventions simples qui peuvent améliorer le confort des occupants de ces logements sociaux. Ne pourrait-on pas envisager cette option dans ces situations extrêmes ?", a demandé l'élue écologiste.
Melissa Depraetere semble ouverte à cette suggestion. Outre la construction de logements sociaux neufs et bien isolés et toutes les rénovations en cours, elle est disposée à dialoguer avec les autorités locales et les sociétés de logement.
"Les permis sont souvent assez stricts, notamment par crainte des nuisances sonores provenant de ces logements. Mais il faut reconnaître que la technologie a progressé et que la situation a changé. C'est un point que nous pouvons certainement aborder afin de voir s'il est possible d'assouplir les règles."
