Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a demandé à son administration de préparer la décision de reconnaissance formelle par la Belgique de la Palestine en tant qu'Etat. Il a pris cette décision après l'annonce par le Hamas de la dissolution de ses instances dirigeantes dans la bande de Gaza.
Le ministre des Affaires étrangères Prévot prépare une décision sur la reconnaissance de la Palestine
Cette annonce du mouvement islamiste, après presque 20 ans de pouvoir dans cette partie des Territoires palestiniens, ouvre la voie à un comité technocratique chargé d'administrer le territoire.
Lundi en fin d'après-midi, le CD&V a demandé que les engagements pris au mois de septembre au sein du gouvernement fédéral soient respectés. La Belgique avait annoncé à New York, en marge de l'assemblée générale de l'ONU, qu'elle reconnaissait l'Etat de Palestine. Mais, juridiquement, cette reconnaissance n'a pas encore été inscrite dans un arrêté royal. Deux conditions devaient être remplies: la libération du dernier otage détenu par le Hamas et la mise à l'écart des organisations terroristes, telles que le Hamas, de la gestion de la Palestine.
"Nous avons conclu un accord l'été dernier, après de longues discussions. Cet accord énonce clairement que la reconnaissance est possible dès que les conditions fixées, notamment la dissolution du Hamas, sont remplies. Maintenant que le Hamas se retire effectivement de ses fonctions d'autorité administrative à Gaza, la Belgique doit respecter sa parole", a estimé la présidente de la commission des Relations extérieures de la Chambre, Els Van Hoof (CD&V).
Le texte pourrait-il être présenté dès vendredi au conseil des ministres? Maxime Prévot n'a pas voulu s'avancer. "Je ne sais pas si nous serons prêts d'ici vendredi, mais ce sera bientôt sur la table", a-t-il expliqué avant d'indiquer qu'il espérait que le dossier de la reconnaissance soit traité le plus vite possible.

