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Le ministre-président flamand Matthias Diependaele

Dans son discours du 11 juillet, le ministre-président Diependaele estime que "l'autonomie fiscale doit être la prochaine étape" pour la Flandre

Si cela ne tenait qu'au ministre-président flamand Matthias Diependaele (N-VA), la Flandre obtiendrait l'autonomie fiscale. C'est ce qu'il a déclaré ce vendredi dans son discours à la veille de la Fête de la Communauté flamande. "Les responsables politiques chargés des dépenses doivent également être responsables des recettes."

Anne François Belga
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Le système en vigueur au Pays basque espagnol représente, aux yeux du ministre-président Diependaele, l'idéal. "Après tout, les Basques perçoivent eux-mêmes tous les impôts sur leur territoire : impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, TVA et droits d'accise. Ils utilisent ces fonds pour financer leurs propres institutions basques et leurs services publics."

"Ils reversent ensuite un pourcentage fixe à "Madrid". Ce pourcentage est calculé en fonction du poids économique du Pays basque au sein de l'économie espagnole globale et sert à financer les compétences exclusivement nationales, telles que la défense, les ambassades et la dette nationale."

"C'est précisément la prochaine étape que la Flandre doit également pouvoir franchir : une véritable autonomie fiscale", a souligné Matthias Diependaele dans son discours à la veille de la Fête de la Communauté flamande du 11 juillet. Il souhaite s'éloigner de la "situation financière fédérale déplorable", qui, selon lui, menace la Flandre.

Un défi de taille

Le ministre-président salue les efforts de son collègue de parti Bart De Wever pour assainir le budget fédéral, mais reste sceptique quant aux perspectives à long terme. "Cela n'offre aucune garantie pour les futures législatures."

Il appelle donc à inverser la logique de la Loi spéciale de financement, qui régit les flux financiers dans le pays. "Il s'agit avant tout de rétablir un principe politique fondamental : les responsables politiques chargés des dépenses doivent également être responsables des recettes."

Selon lui, la Flandre est certes prête à assumer sa part de responsabilité dans l'amélioration de la situation financière du pays. "Mais le "R" de Responsabilité s'accompagne aussi d'une "belle récompense" en retour. Nous voulons les compétences exclusives et l'autonomie fiscale qui vont de pair avec cette responsabilité. (...) Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons contribuer efficacement à supporter la charge financière qui pèse actuellement sur le niveau fédéral."

Pourquoi célèbre-t-on la Fête de la Communauté flamande le 11 juillet ?

Comme chaque année, la fête de la Communauté flamande est célébrée le 11 juillet en Flandre et à Bruxelles. Les Flamands commémorent la bataille des éperons d’Or qui opposa l’armée du roi Philippe IV de France aux milices communales flamandes le 11 juillet 1302, près de Courtrai.

Très longtemps, cette bataille était présentée comme une sorte d'histoire de la libération flamande, mais les historiens ont depuis une interprétation différente, basée sur des sources historiques et non sur des mythes", souligne Jan Dumolyn, historien à l'Université de Gand.

Le 11 juillet a été déclaré en1973 jour férié flamand. Cette décision a été prise par la Communauté culturelle néerlandaise, l'ancêtre de la Communauté flamande. Dans le même temps, le drapeau au lion a été déclaré drapeau officiel de la Flandre et le chant "De Vlaamse Leeuw" a été érigé en hymne national.

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