En début de semaine, la société de transport De Lijn annonçait devoir supprimer dès la rentrée scolaire quelque 204 lignes de bus destinées au transport des élèves vers l’enseignement spécialisé. En cause, des efforts budgétaires que lui impose le gouvernement flamand. L’annonce a soulevé de vives réactions des parents et écoles concernés, mais aussi du monde politique. Ce vendredi, le gouvernement flamand est parvenu à un accord concernant les transports scolaires. Le système actuel des bus pour les établissements spécialisés sera maintenu et le gouvernement flamand débloquera le budget nécessaire, annonce le ministre-président Matthias Diependaele (N-VA).
Crise des transports scolaires évitée : le gouvernement flamand renonce aux coupes budgétaires et débloque des fonds pour De Lijn
La mesure d'économie annoncée par De Lijn s'expliquait par la volonté de la ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder (N-VA), de voir la société de transport en commun respecter son budget de 139 millions d'euros pour la prochaine année scolaire. Actuellement, De Lijn utilise chaque année environ 11 millions d'euros supplémentaires sur les fonds destinés au transport régulier par bus afin d'assurer le transport de tous les élèves vers leur établissement scolaire.
La société flamande annonçait donc la suppression de 204 lignes de bus dès septembre, tout en garantissant encore un transport pour chaque enfant vers son école. Ce qui signifiait que les élèves de l’enseignement spécialisé allaient à nouveau être soumis à des trajets en bus d’une longueur dépassant largement les 90 minutes maximales convenues pourtant entre De Lijn et la ministre De Ridder.
Après plusieurs jours de tensions liées à ces éventuelles coupes dans les transports scolaires pour les élèves de l’enseignement spécialisé, le gouvernement flamand a décidé de ne pas imposer de nouvelles restrictions à De Lijn. Les ministres Caroline Gennez (Vooruit) et Hilde Crevits (CD&V) avaient clairement indiqué ce vendredi, avant l'ouverture du conseil des ministres, que pour elles aucune ligne de bus ne pouvait être annulée.
"Il s'agit avant tout de garantir la continuité du service pour la prochaine année scolaire et de s'assurer de la disponibilité des budgets", précise Matthias Diependaele. Par conséquent, les coupes budgétaires annoncées aux écoles par De Lijn en début de semaine sont annulées.
"Le système actuel est maintenu", a confirmé le ministre-président flamand. "Nous allons compenser ces coupes par les moyens nécessaires afin de préserver le budget de la société De Lijn." Ces fonds supplémentaires proviendront des ministères de l'Éducation et de l'Économie.
Dans un second temps, le gouvernement flamand travaillera à une réforme, a indiqué le ministre-président. Cette dernière a déjà été annoncée précédemment.

